Imagerie non invasive des artères coronaires en 2002 : faits et controversesRetour à la liste des lectures
06 juillet 2002
Introduction
| Coronaropathie sur artériosclérose : |
- 1ere cause de mortalité, en progression
|
| Coronarographie sélective : |
- examen de référence
- technique invasive n’apportant des informations que sur la lumière des vaisseaux
|
Ne permet pas une étude de la plaque avant un retentissement luminal.
| Risque d’infarctus : |
- 50 % des infarctus surviennent chez des patients sans antécédents.
- 68 % dû à des lésions peu obstructives, moins de 50% de sténose
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| Coronarographie : |
- trop invasive pour du dépistage chez des patients asymptomatiques.
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Pour ces raisons, de nombreux travaux en cours sur des méthodes non invasives de l’imagerie des artères coronaires.
| Contraintes : |
- petites structures (2-3 mm)
- anatomie complexe
- soumises à des mouvements cardio-respiratoires
- fenêtre temporelle d’étude limitée : 100 ms (60% de la télédiastole)
- nouvelles possibilités liés aux progrès CT et IRM.
|
Exploration des artères coronaires en CT:
Détection et quantification des calcifications coronariennes
1. Eléments physiopathologiques concernant les dépôts calciques :
- marqueur de la maladie coronarienne
- témoin d’un processus actif (précipitation d’hydroxyapatite, dès la 2e décade)
- plus important si vieille plaque et si sujet âgé
- autopsie : corrélation entre dépôts et sténose
si calcification : souvent associée à un coeur lipidique
( = facteur de risque de rupture de plaque)
2. Aspects techniques
2.1 Détection par CT spiralé :
- acquisition volumique hélicoïdale
- meilleure résolution spatiale
problème : artéfacts de mouvements car résolution temporelle insuffisante, améliorée sur CT multibarettes (temps de rotation: 1 seconde)
2.2 Quantification des calcifications
| 1. simple détection |
| 2. quantification surfacique selon Agatston (1990) |
| 3. Algorithme semi-automatique selon 3 critères |
1 : calcification sur le trajet des artères coronaires
2 : calcification de densité > 130 UH
facteur de densité
x 1 = 131-199 UH
x 2 = 200-299 UH
x 3 = 300-399 UH
x 4 = > 400 UH
3 : calcification de surface > seuil défini (2 pixels = 1,03 mm)
score d’Agatston : surface x facteur de densité
|
2.3 quantification volumique
- plus intéressant, en développement
- respect de la densité moyenne plutôt que par paliers, ceci améliore la reproductibilité des scores.
- densité de 90 UH plus adaptée au CT multibarettes
3. Corrélation entre calcifications et sténoses
Mautner et al. 1994 : 1298 segments sur 50 cœurs
| Calcifications détectées |
segments avec sténose de
|
| 68 % |
> 75 % |
| 50 % |
51-75 % |
| 18 % |
26-50 % |
| 1 % |
1 -25 % |
4. Performance diagnostique du CT
1ère application clinique en 1989
Méta-analyse du Collège américain de cardiologie et Association américaine du cœur en 2000 :
score d’ Agatston
| détection de sténose |
sensibilité |
spécificité
|
| > 50 % |
90% (68-100%) |
49 % (21-100%) |
|
score non nul: chez 66%
|
|
score calcique élevé augmente les performances
|
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score de 80 : sens et spécificité de 84 %
|
| le score n’est pas prédictif s’une sténose significative dans le site anatomique mesuré, un score nul est un très bon indicateur d’absence de sténose significative sur le réseau coronarien |
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Le sexe et l’âge sont des facteurs importants dans l’interprétation des scores.
|
| La prévalence des calcifications chez les femmes est de moitié inférieure à celle des hommes. La distribution des calcifications chez les hommes de 40-69 ans est la même que chez les femmes de 50-79 ans. |
5. Signification clinique et indications potentielles
Actuellement, seul le score calcique global est fiable pour prédire une coronaropathie, sans cependant préciser son site anatomique.
Intérêt dans 3 situations cliniques :
angor atypique : un score nul est un critère fiable pour exclure une lésion obstructive chez les patients symptomatiques
sélection des patients à haut risque d’évènements coronariens
(important car un traitement médicamenteux réduit le risque de 20-30 %)
| score |
VPP |
VPN |
| <15 |
1 % |
98% |
| >100 |
5 %
|
98% |
| 500-700 |
14 % |
92% |
évaluation de la progression des plaques d’athérome après correction agressive des facteurs de risque
6. Conclusion et perspectives
Le score d’Agatston :
| score nul : |
- présence de plaque, y.c plaque instable, très improbable
- faible risque d’événement cardiovasculaire dans les 2-5 ans
- improbable en présence de coronaropathie obstructive
|
| > 0 |
- confirme la présence de coronaropathie
- plus il est élevé plus la probabilité de coronaropathie obstructive est élevée (non linéaire, pas indicatif du site anatomique)
|
| score élevé |
- risque moyen d’événement cardiovasculaire dans les 2-5 ans
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| Futur |
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